Alerte communautaire : vulnérabilité XSS dans Colibri (CVE202511747)

Cross Site Scripting (XSS) dans le plugin WordPress Colibri Page Builder
Nom du plugin Constructeur de pages Colibri
Type de vulnérabilité Script intersite (XSS)
Numéro CVE CVE-2025-11747
Urgence Moyen
Date de publication CVE 2025-12-18
URL source CVE-2025-11747

XSS stocké authentifié (contributeur) dans le constructeur de pages Colibri (<=1.0.345) : Ce que les propriétaires de sites doivent faire maintenant

Auteur : Expert en sécurité de Hong Kong

Date : 2025-12-18

Étiquettes : WordPress, XSS, Colibri, WAF, sécurité, vulnérabilités des plugins

TL;DR — Une vulnérabilité de Cross‑Site Scripting (XSS) stockée dans les versions du constructeur de pages Colibri ≤ 1.0.345 (CVE‑2025‑11747) permet à un utilisateur authentifié avec des privilèges de contributeur d'injecter des charges utiles via un shortcode. Le fournisseur a corrigé le problème dans 1.0.358. Si une mise à jour immédiate n'est pas possible, appliquez des atténuations en couches : restreindre les capacités des contributeurs, assainir l'utilisation des shortcodes, scanner et nettoyer le contenu stocké, et envisager un patch virtuel via un WAF géré jusqu'à ce que vous mettiez à jour. Cet avis explique l'impact, la détection, les étapes de triage sûres et le durcissement à long terme.

Que s'est-il passé — résumé pour les propriétaires de sites et les administrateurs

Une vulnérabilité de Cross‑Site Scripting (XSS) stockée a été découverte dans le plugin constructeur de pages Colibri affectant les versions jusqu'à et y compris 1.0.345. Un utilisateur authentifié avec des privilèges de contributeur (ou supérieurs) peut insérer du contenu qui s'affiche ensuite sur le front-end sans assainissement suffisant. Comme le vecteur est stocké, le script malveillant reste dans la base de données et s'exécute dans le navigateur d'un visiteur lorsque le shortcode affecté est rendu.

  • Logiciel affecté : Plugin constructeur de pages Colibri pour WordPress
  • Versions vulnérables : ≤ 1.0.345
  • Corrigé dans : 1.0.358
  • CVE : CVE‑2025‑11747
  • Privilège requis : Contributeur
  • Classe de vulnérabilité : Cross‑Site Scripting (XSS) stocké
  • CVSS (rapporté) : CVSS:3.1/AV:N/AC:L/PR:L/UI:R/S:C/C:L/I:L/A:L (environ 6.5)

Le XSS stocké est souvent sous-estimé. Combiné avec des contrôles de session faibles, une élévation de privilèges ou une ingénierie sociale, le XSS stocké peut permettre la prise de contrôle de compte, le phishing sous votre propre domaine, des malwares drive-by et la manipulation de contenu.

Pourquoi c'est important — scénarios d'impact réalistes

Le XSS stocké est dangereux car l'attaquant peut persister une charge utile et cibler tout utilisateur qui consulte la page affectée. Les résultats réalistes incluent :

  • Vol de session ou exposition de jetons pour les utilisateurs avec des privilèges élevés (si les cookies ou les jetons ne sont pas correctement protégés).
  • Redirections malveillantes ou usurpation d'interface utilisateur pour tromper les administrateurs afin qu'ils effectuent des actions sensibles.
  • Insertion de portes dérobées, de malwares basés sur JavaScript ou de contenu qui nuit au SEO et à la réputation.
  • Élévation par ingénierie sociale — l'attaquant convainc un éditeur ou un administrateur de consulter ou de prévisualiser du contenu compromis.

Comme les comptes de contributeurs (couramment utilisés pour les rédacteurs invités ou les collaborateurs externes) peuvent exploiter ce vecteur, les sites qui acceptent du contenu externe sans révision stricte sont à risque plus élevé.

Comment un attaquant pourrait (théoriquement) exploiter cela

  1. L'attaquant s'inscrit ou utilise un compte Contributeur existant.
  2. Ils créent ou modifient du contenu qui inclut le shortcode vulnérable ou les attributs de shortcode traités par Colibri, intégrant une charge utile de script qui n'est pas correctement assainie.
  3. Le contenu est enregistré dans la base de données WordPress.
  4. Lorsque un utilisateur du front-end (visiteur, éditeur ou admin) consulte la page, la charge utile stockée s'exécute dans le contexte de leur navigateur.
  5. La charge utile peut voler des cookies, envoyer des données à un attaquant ou effectuer des actions autorisées par la session et le contexte du navigateur de la victime.

L'exploitation nécessite un compte Contributeur et une interaction utilisateur (consultation ou prévisualisation de la page). Ce n'est pas trivialement propagable entre les sites, mais peut être armé rapidement au sein d'un seul site et escaladé avec l'ingénierie sociale.

Remarque : Aucun code d'exploitation ou charge utile n'est fourni ici. Si vous traitez ce problème, faites-le sur une instance de test isolée et suivez les pratiques de divulgation responsable.

Actions immédiates que chaque propriétaire de site devrait prendre (dans l'ordre)

  1. Mettez à jour le plugin

    Mettez à jour Colibri Page Builder vers la version 1.0.358 ou ultérieure immédiatement. Testez la mise à jour sur un environnement de staging si vous avez des personnalisations complexes. Si le staging n'est pas disponible, effectuez une sauvegarde complète (base de données + fichiers) avant de mettre à jour.

  2. Auditez le contenu récent et les shortcodes

    Recherchez des publications, des pages, des widgets et des postmeta pour des motifs de shortcode inhabituels et des attributs suspects. Recherchez des fragments inattendus (parfois obfusqués) ou des valeurs d'attributs suspects dans les shortcodes. Mettez en quarantaine ou supprimez le contenu inséré par des contributeurs que vous ne reconnaissez pas.

  3. Restreindre les capacités des contributeurs (atténuation temporaire)

    Restreignez temporairement les capacités du rôle de Contributeur pour empêcher l'ajout ou la modification de shortcodes, ou exigez une révision par un éditeur avant publication. Si possible, révoquez l'accès des contributeurs externes jusqu'à ce que vous ayez terminé la mise à jour et l'audit de contenu.

  4. Activer le patching virtuel / règles WAF

    Si vous exploitez un pare-feu d'application Web ou utilisez un service de sécurité géré, activez les règles qui détectent et bloquent les motifs spécifiques d'injection de shortcode. Le patching virtuel réduit le risque pour les sites qui ne peuvent pas appliquer immédiatement la mise à jour du plugin.

  5. Renforcement et surveillance

    Forcer la déconnexion des sessions actives pour les comptes privilégiés après remédiation. Examinez les changements récents (création d'utilisateur, modifications de publication) et inspectez les journaux du serveur pour une activité suspecte. Augmentez la journalisation sur les pages admin et les actions de publication/prévisualisation pour détecter les tentatives d'exploitation.

  6. Nettoyage et récupération

    Supprimez le contenu malveillant de la base de données (publications, postmeta, options). Réinitialisez ou désactivez les shortcodes de plugin vulnérables si un nettoyage immédiat n'est pas faisable. Révoquez et réémettez les clés ou jetons API si vous soupçonnez une fuite.

Comment rechercher sur votre site des charges utiles malveillantes stockées possibles (méthodes sûres)

Utilisez d'abord des recherches en lecture seule — ne lancez pas de remplacements automatiques tant que vous n'avez pas examiné les résultats.

Exemples de requêtes de base de données WP‑CLI (ajustez le préfixe de table si nécessaire) :

wp db query "SELECT ID, post_title, post_type FROM wp_posts WHERE post_content LIKE '%[colibri%' LIMIT 200;"

Rechercher dans postmeta et options :

wp db query "SELECT meta_id, post_id, meta_key, meta_value FROM wp_postmeta WHERE meta_value LIKE '%[colibri%' LIMIT 200;"

Autres conseils :

  • Utilisez l'éditeur WordPress pour rechercher des extraits de shortcode suspects et des widgets de texte.
  • Utilisez des outils de scan basés sur regex pour trouver du JavaScript intégré : recherchez javascript:, onerror=, onload=, <script, ou des fragments encodés tels que <script. Exemple de regex de recherche : (
  • Be prepared for false positives; always review matches manually.

If you find malicious content, remove or sanitize it and keep an offline copy for forensic analysis.

Remediation checklist for administrators (detailed)

  • Backup: Full site backup (files + DB) before remediation. Export flagged posts/pages for analysis.
  • Update: Update Colibri Page Builder to 1.0.358 or later. Update WordPress core, plugins and themes while you’re at it.
  • Scan and clean: Run a thorough malware scan (file system & database). Search and remove suspicious shortcodes and inline scripts. Replace or sanitize user‑supplied content that should not contain HTML/JS.
  • Audit roles and users: Verify all user accounts. Disable or remove unknown users. Force password resets for Contributor and higher roles. Limit untrusted contributors until issue resolved.
  • Harden editor workflow: Require editors to review contributor submissions. Consider stripping HTML from contributor submissions where possible.
  • Monitoring: Enable activity logging for post create/update actions. Monitor front‑end errors and suspicious outbound requests.
  • Incident response: If you detect exploitation, inform impacted users, rotate secrets (API keys, OAuth tokens), and consider professional forensic review for broader compromises.

Why a WAF (or virtual patching) matters for stored XSS

A Web Application Firewall provides an extra defensive layer while you deploy a vendor patch or perform content clean‑up. Typical WAF capabilities that help with stored XSS include:

  • Virtual patching — targeted rules to block or sanitize requests and content patterns associated with the vulnerability (shortcode tokens, suspicious encodings, script fragments).
  • Content scanning — automated scans to detect suspicious shortcode usage and inline script fragments in the database.
  • Attack detection & alerts — notifications for administrators when likely exploitation attempts are observed.
  • Least‑privilege guidance — configuration advice to limit the ability of low‑privilege users to submit shortcodes or raw HTML.

Virtual patching buys time if you cannot immediately update because of custom themes, staging limitations, or business processes. However, virtual patching is not a replacement for applying the vendor fix and cleaning stored content.

Practical example — rules and blocking approaches (conceptual)

Below are conceptual patterns for detection or blocking. These must be adapted and tuned to your environment to avoid false positives.

  1. Block POST requests to admin endpoints (post.php, admin-ajax.php) that include both “[colibri” and script tokens such as “javascript:” or “onerror=”.
  2. Sanitise or deny dangerous HTML tags in submissions from untrusted roles: <script>, <iframe>, <object> etc.
  3. Monitor encoding tricks (e.g., <script or entity‑encoded payloads) and flag combinations of entities and suspicious tokens.

Conceptual ModSecurity‑style pseudo‑rule (illustrative only):

SecRule REQUEST_URI|ARGS_POST "@contains [colibri" "id:'900001',phase:2,deny,log,msg:'Possible Colibri shortcode XSS attempt',chain"
  SecRule REQUEST_BODY|ARGS_POST "@rx (javascript:|<script|onerror\s*=|onload\s*=|<)" "t:none"

Effective protection requires tuning and testing to avoid breaking legitimate content.

Safe triage: how to remove stored malicious content without breaking a site

  1. Identify suspect content and export it first (offline copy).
  2. Do not run blanket automated replacements — verify each item.
  3. For posts/pages with shortcodes: edit and remove the shortcode content, replacing with a safe placeholder. If shortcode content is critical, export it and sanitize offline before reimport.
  4. If many items are affected, consider disabling the plugin temporarily while cleaning.
  5. After cleaning, re‑enable the plugin and test in staging before restoring to production.

Developer guidance — secure coding and hardening for shortcode handlers

  • Always sanitize and escape output. Use appropriate WordPress escaping functions (esc_attr(), esc_html(), wp_kses_post(), etc.) according to context.
  • Validate allowed input with whitelists for attributes and acceptable formats.
  • Avoid permitting raw HTML in attributes that get rendered without escaping.
  • Use nonce checks and capability checks in admin AJAX endpoints.
  • Ensure only trusted roles can use shortcodes that accept HTML or scriptable content.
  • Harden preview/publish workflows so potentially harmful content is reviewed before rendering to privileged users.

If you develop themes or plugins that integrate with this page builder, review your code paths to ensure untrusted content is not passed through without sanitization.

Detection guidance — what to watch for post‑remediation

  • Unexpected content changes to pages or posts (especially by Contributors).
  • New redirects or a spike in 404s followed by suspicious redirects.
  • Browser dev tools showing outgoing requests to unknown third‑party domains when viewing pages.
  • User reports of phishing or redirection after visiting site pages.
  • Search engine or browser safety service warnings about malicious scripts.

If you detect signs of exploitation, take the site into maintenance mode, capture forensic snapshots, and follow recovery steps.

Hosting provider / agency checklist

  • Inventory: identify all sites running the affected plugin and version.
  • Prioritise: high‑traffic and admin‑heavy sites first.
  • Automation: use a patch management process to push updates to staging and production after testing.
  • Virtual patching: apply targeted WAF rules across affected sites to reduce exposure while updates are queued.
  • Client communication: inform clients of the issue, remediation plan, and any potential service impact.
  • Post‑remediation reporting: provide clients a summary of actions, findings, and recommended hardening.

Long term recommendations to reduce risk from third‑party plugins

  • Maintain a plugin inventory and automated version tracking.
  • Use staging for plugin updates and regression testing; avoid ad‑hoc live updates on production.
  • Apply least privilege to user accounts; limit Contributor privileges where possible.
  • Keep a content review process for external contributors and strip HTML from submissions if not needed.
  • Remove unused plugins and themes, and perform periodic plugin audits.
  • Monitor security advisories and vendor notices relevant to installed plugins.

What to do if you cannot update immediately

  • Disable the plugin temporarily if it is non‑essential.
  • If disabling is not possible:
    • Temporarily disable global shortcode rendering (this affects all shortcodes):
    • <?php
      // Example: disable shortcode rendering globally (temporary)
      remove_filter('the_content', 'do_shortcode', 11);
      ?>
    • Restrict Contributor accounts and require editor review of all submissions.
    • Apply virtual patching rules at the WAF level to block likely exploit payloads while you prepare updates and clean content.
    • Conduct an urgent content audit and remove suspicious entries.

About responsible disclosure and CVE

This issue is tracked as CVE‑2025‑11747. When you discover similar vulnerabilities, follow responsible disclosure: notify the plugin vendor with sufficient reproduction details, avoid public exploit code until a patch is available, and coordinate disclosure to minimize harm.

Example incident timeline (how to manage an incident quickly)

  1. Detection (0–1 hour): Scanner or WAF alert indicates suspicious shortcode content. Start an incident log.
  2. Containment (1–3 hours): Enable WAF rules to block the pattern where possible. Restrict contributor access.
  3. Investigation (3–12 hours): Identify affected pages, export suspicious content for safe review.
  4. Eradication (12–48 hours): Remove malicious content, update plugin to 1.0.358, apply hardening.
  5. Recovery (48–72 hours): Restore normal operations, monitor logs and user reports.
  6. Lessons learned (within 1 week): Update processes, improve monitoring, and inform stakeholders.

Final recommendations — pragmatic priorities

  1. Update Colibri Page Builder to 1.0.358 immediately.
  2. Run a targeted content scan for shortcodes and inline scripts.
  3. If you cannot update, restrict Contributor privileges and enable WAF/virtual patching.
  4. Audit user accounts and sessions; force resets where appropriate.
  5. Implement patching and monitoring processes to reduce future exposure windows.

If you need assistance

If you lack in‑house expertise, engage a reputable incident response or managed security provider to help with virtual patching, content cleanup, and forensic investigation. Prioritise providers with experience in WordPress incident response and database‑level remediation.

References

  • CVE‑2025‑11747 (public listing)
  • Vendor fix: update to Colibri Page Builder 1.0.358
  • Researcher: Abu Hurayra (disclosure credit)

Disclaimer: This advisory is provided for guidance by the Hong Kong security community. It is not an exhaustive forensic report. If you suspect a wider compromise (web shells, unexpected admin users, or persistent backdoors), engage a professional incident response provider for a full investigation.

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